J’ai quitté Haut-Lac en 2010 pour partir étudier le théâtre et le cinéma à l’Université John Moores de Liverpool. Pour être honnête, j’ai choisi cette ville parce qu’elle avait l’air sympa, pas vraiment pour son programme. Je n’avais aucune idée de ce que je voulais faire de ma vie, alors j’ai simplement suivi ce qui me plaisait au lycée.
À la fin de mes études, j’étais toujours aussi perdue. J’ai toujours adoré le sport, alors j’ai passé un diplôme de monitrice de ski et j’ai enseigné à des enfants pendant une saison. J’ai adoré ça, et c’est sans doute ce qui a éveillé ma passion pour le coaching. Mais j’ai vite compris que ni le ski ni l’encadrement d’enfants n’étaient ma voie sur le long terme. C’est ce qui m’a conduite vers le coaching personnel.
L’IB m’a réservé un avantage inattendu : l’obligation d’étudier une science. J’ai choisi la biologie, une matière que je n’aurais jamais sélectionnée de mon propre chef, et elle est aujourd’hui au cœur de mon métier. Je suis reconnaissante que l’IB m’ait imposé des bases que je n’aurais pas choisies à seize ans, si on m’avait laissé entièrement le choix.
Quand j’ai annoncé que je voulais devenir coach sportive, ça a fait grincer quelques dents. Beaucoup se demandaient si c’était un métier viable. Pourtant, je suis coach personnel depuis 2015, et en 2017, j’ai ouvert ma propre salle avec mon mari, Will. Depuis, notre activité n’a cessé de grandir.
Nous avons déménagé dans des locaux plus grands, et au fil du temps, mon attention s’est naturellement tournée vers la santé des femmes dans son ensemble. À mesure que je traversais mes propres étapes de vie, et que j’accompagnais mes clientes de longue date à travers les leurs, je me suis passionnée pour la façon dont l’entraînement, la nutrition et la récupération doivent évoluer selon les âges de la vie. Cela m’a poussée à investir massivement dans ma formation, pour mieux accompagner les femmes avec rigueur et pragmatisme.
Will et moi avons accueilli notre premier fils en avril 2023. Il a trois ans aujourd’hui et nous comble de joie. Nous venons d’accueillir son petit frère, ce qui va sûrement nous apporter tout un nouveau lot de défis.
N’ayant jamais pratiqué de sport de compétition à l’université, et le regrettant un peu, je me suis lancée dans le HYROX en février 2025. J’ai d’abord couru en équipe mixte avec mon mari, puis j’ai voulu me dépasser en m’inscrivant en solo en mai 2025. Je me suis qualifiée pour les championnats du monde, qui ont eu lieu en juin. Je suis impatiente de retrouver la compétition à haut niveau.
Diriger sa propre entreprise tout en élevant une famille, ça apprend beaucoup. J’ai appris que prendre du temps pour soi n’a rien d’égoïste, et que suivre une passion sincère, même quand la voie semble incertaine ou peu conventionnelle, peut devenir quelque chose de solide et de durable. Je ne peux pas dire avoir trouvé un équilibre parfait entre vie professionnelle et vie de famille, mais j’ai compris que cet équilibre change selon les étapes. Ce qui compte, c’est de continuer à avancer, à rester curieuse, et à faire de son mieux avec ce qu’on a.