Quand j’ai obtenu mon diplôme à Haut-Lac en 2020, je n’aurais jamais imaginé qu’à peine quelques années plus tard, j’apprendrais à piloter des avions au Canada.
À mon départ, j’avais déjà vécu dans quatre pays différents. Passer d’une culture, d’un environnement à l’autre, c’était devenu presque naturel.
J’ai ensuite étudié l’économie à l’Université Concordia, à Montréal. Le choix s’est imposé de lui-même : j’aimais le côté analytique de la discipline, et elle donne une vision large du fonctionnement des marchés, des entreprises et des économies. En parallèle, j’ai travaillé à distance dans le marketing et la communication pendant près de trois ans : d’abord à temps partiel, vers la fin de mon cursus, puis à plein temps pendant un an et demi.
J’ai décroché mon baccalauréat en économie à Concordia en 2024, mais je réfléchissais déjà plus sérieusement à la carrière que je voulais vraiment construire.
L’aviation m’attirait depuis longtemps, sans que je la voie autrement que comme une passion. Peu à peu, l’idée d’en faire mon métier a fait son chemin, et j’ai fini par franchir le pas.
Depuis février 2026, je me forme au Collège Air Richelieu, en périphérie de Montréal. Cela n’a rien à voir avec l’université, et pas de la manière que j’imaginais. Au lieu de me concentrer sur une seule matière, je jongle en permanence entre météo, navigation, systèmes de l’appareil, réglementation et, bien sûr, pilotage.
Jusqu’ici, la formation m’a fait passer de mes premiers vols sur un petit Cessna aux vols en solo, jusqu’à rallier par mes propres moyens plusieurs aéroports du Québec et de l’Ontario. Quand je repense à l’impression d’inconnu des débuts, je trouve assez gratifiant de mesurer le chemin parcouru en si peu de temps.
À terme, j’aimerais piloter pour une compagnie aérienne, mais je tiens aussi à découvrir le plus de facettes possible du métier en cours de route. Ce qui m’attire dans ce secteur, c’est aussi tout ce qu’il reste à apprendre et à vivre, bien au-delà d’un poste en particulier.
En ce sens, Haut-Lac ne m’a pas préparé à une profession précise. Il m’a surtout donné l’aisance pour m’adapter à de nouveaux pays, à de nouveaux environnements, à de nouvelles directions. Grandir au contact de langues, de cultures et d’horizons différents a rendu cela tout naturel.
Si je devais donner un conseil aux élèves actuels de Haut-Lac, ce serait de ne pas croire que les choix faits à 17 ou 18 ans engagent toute une carrière. Un premier diplôme ou un premier emploi peut simplement faire partie du chemin pour comprendre ce qu’on veut faire.